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Quelle que soit la grandeur de votre habitation, et a fortiori si celle-ci est plutôt exiguë, le parquet sera un élément phare qui pourra lui procurer de l’élégance, une illusion de faste et de grandeur. Pas besoin forcément d’opter pour des dalles de Versailles que l’on retrouve dans le château éponyme pour y parvenir - même si rien ne vous en empêche -, une multitude d’autres solutions s’offrent ainsi à vous.

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Que faut-il savoir sur les Parquets ?
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Les différents types de pose

Le parquet flottant

Le parquet flottant est un revêtement de sol en bois ou à base de bois ayant une couche d'usure - ainsi nomme-t-on la partie supérieure - en bois noble de 2,5 mm d'épaisseur minimum. Sa pose est réalisée flottante, ce qui veut dire qu’il se compose de 3 couches distinctes de bois, collées les unes sur les autres. Dans près de 90 % des cas, la couche d’usure est en chêne. Vous pouvez aussi trouver du parquet flottant en châtaignier, en hêtre, en érable ou en robinier. Son principal atout est sa facilité d’installation. Le plancher flottant se pose ainsi très facilement par clipsage sur une sous-couche souple. Son faible coût est un autre de ses avantages : en moyenne entre 15 € et 120 € le m². Le parquet flottant en bois comporte néanmoins quelques inconvénients. Ainsi, il va réagir si le taux d'humidité est trop important dans la pièce ou en cas d'inondation. Il faudra alors éviter de l’installer à proximité d'une machine à laver par exemple. Le parquet flottant le moins cher ne pourra par ailleurs se poncer qu'une fois. Un parquet très bon marché présente en effet une couche d'usure en bois noble assez réduite. Par ailleurs, le plancher flottant présente également comme inconvénient de ne pas isoler du bruit, la présence d'air sous le plancher créant un "effet tambour". Il faut donc veiller à installer une sous-couche isolante.

Le parquet collé

Vous pourrez également opter pour un type de pose « collée ». Dans ce cas, les lames sont directement collées sur le support. On distingue ainsi deux types de mise en œuvre : la pose collée en plein - le parquet est alors collé en totalité de sa surface sur le support ou un isolant à l’aide d’une colle adaptée à sa nature et son épaisseur, appliquée à la spatule - et la pose collée en cordon - le parquet est collé sur le support par des cordons de colle perpendiculairement au sens des lames. La pose collée est aujourd’hui la plus courante pour les parquets massifs.

Confort et longévité sont deux avantages de ce type de pose. L’utilisation du parquet collé est la seule possible pour les pièces équipées d’un chauffage au sol, sans risque de déformation des lames. Ce type de pose permet également d’utiliser plusieurs types de parquets (massifs, contrecollés). L’isolation phonique est par ailleurs meilleure. Les parquets collés sont aussi plus durables. Enfin, le parquet collé présente l’avantage de pouvoir être posé sur un ancien revêtement : béton, carrelage, dalles… tant que ces supports sont secs et sains. Côté coût, le parquet collé offre un bon rapport qualité prix. La mise en œuvre sera néanmoins plus compliquée et plus onéreuse que pour un « flottant », le temps de pose étant augmenté par le temps de séchage de la colle. Vous devrez prévoir une attente de 24 heures minimum avant ponçage.

Les différents bois et leurs prix

Massif

Les parquets massifs sont considérés comme tels à partir de 12 mm d’épaisseur. Ils peuvent être cloués, avec une épaisseur de 22 mm, ou collés, à partir de 12 mm.

Décoration, fréquentation qu’il subira, et budget seront les trois points à prendre en compte pour le choix du bois. Le chêne incarnera la résistance et l’élégance, néanmoins d’autres essences peuvent être utilisées pour un parquet massif comme les essences indigènes comme l’acacia, tous les bois exotiques, le châtaignier, le frêne, l’érable, le teck, le hêtre, le cerisier ou encore le merisier. Il vous faudra alors choisir le type d’essence en fonction du type de pièce auquel le parquet sera destiné. Si le chêne convient à tous types d’environnement, les exotiques par exemple conviendront aux terrasses de piscines et aux salles de bains.

Le parquet massif présente de nombreux avantages. Il est ainsi d’une résistance remarquable et d’une longévité exceptionnelle. Ses propriétés thermiques sont également très intéressantes car le parquet massif possède une capacité à stocker la chaleur. Plus le bois sera léger, plus le parquet sera un bon isolant. Le bois est également un régulateur hygrométrique qui absorbe l’humidité de l’air lorsque celui-ci en est trop chargé ou la restitue lorsque l’air est trop sec. Le confort acoustique est également un atout selon l’épaisseur du parquet. C’est aussi un excellent isolant qui vous fera économiser de l’énergie et de l’argent. On trouve également le parquet massif dans le commerce sous toutes les formes, dans toutes les couleurs, toutes les épaisseurs. Il vous offrira donc aussi de nombreuses options en termes de décoration. Ses nombreuses caractéristiques avantageuses présentent une contrepartie : son prix. Le prix au m² du parquet massif et flottant en chêne sera de 30 € à 90 € le m², en hêtre de 40 € à 90 € le m², en teck de 90 € à 120 € le m², en chêne blond de 40 € à 60 € le m².

Stratifié

Le parquet stratifié n’intègre aucun bois noble dans sa composition. On emploiera d’ailleurs plutôt l’expression de sol stratifié. L’épaisseur d’un parquet stratifié varie entre 7 mm et 11 mm. Le parquet stratifié comporte donc plusieurs couches dont la couche d’usure composée de feuilles imprégnées de résine. Le sol stratifié est par ailleurs constitué d’une feuille de décor servant à imiter l’essence de bois souhaitée, d’un panneau servant de support appelé « âme », et d’un contreparement.

Son premier avantage est un réel confort phonique. En intégrant une couche de résine en surface, cela permet d’augmenter sa résistance même si celle-ci reste faible comparée à celle du parquet contrecollé. Le stratifié possède également une solide résistance à l’humidité. Un autre de ses atouts est l’esthétique : les styles, les motifs et les finitions de surface qu’elles soient lisses ou en relief, permettent un nombre pléthorique de combinaisons. Ainsi, le sol stratifié est idéal pour mettre en place une ambiance personnalisée. A ces qualités esthétiques s’ajoute une simplicité d’entretien.

Son grand inconvénient est son manque de résistance. Le parquet stratifié ne possède pas une bonne stabilité sur le long terme contrairement au parquet contrecollé ou massif. En fonction des essences de bois et des finitions de votre sol stratifié, comptez entre 10 € et 50 € le m².

Contrecollé

Le parquet contrecollé, aussi appelé parquet multicouches, est composé de 3 épaisseurs de bois collées ensemble : une première couche d’usure en bois noble, une deuxième couche en bois tendre et une troisième en contreplaqué. Le contrecollé s’adapte à toutes les configurations de pièce. Fabriqué industriellement, le parquet contrecollé offre une large variété d’essences de bois et se rapproche beaucoup de l’image d’un parquet massif, il est néanmoins moins cher. Il est aussi doté d’une finition vitrifiée qui en facilite l’entretien. Enfin, le contrecollé offre un très bon rapport qualité/prix. A cause de sa faible épaisseur de bois pur, la première couche d’usure du contrecollé ne peut pas être poncée plus de 6 fois. De plus, sa longévité est inférieure à celle d’un parquet en bois massif mais reste quand même importante (environ 50 ans). Son prix est proche de celui du parquet massif, entre 50 € et 100 € le m².

Les formes

Lame

Il existe différents types de parquets mais aussi différentes dimensions de lames. La largeur d'une lame de parquet variera en fonction du parquet choisi. Elle oscille entre 5 cm et 20 cm. Pour plus de clarté et de profondeur, préférez des lames de parquet plutôt de petite largeur pour une pièce étroite. Les parquets avec motifs seront plus légers si vous choisissez des lames n'excédant pas 5 cm. Vous pouvez également choisir de mixer les largeurs et les longueurs de lames pour un effet plus moderne et original. La dimension d'une lame peut changer l'aspect de votre pièce. Un parquet à petites lames donnera une ambiance rustique. Les très grandes dimensions au contraire donneront une ambiance moderne. Les tailles standards donneront un style plus classique. Le bois étant un matériau vivant, il peut bouger et se décaler. Il est donc important de choisir des lames fines afin de ne pas avoir de jeu après la pose.

Dalle

Les parquets peuvent être composés de panneaux ou dalles de forme carrée. Ces panneaux ou dalles sont eux-mêmes composés de lames disposées de façon à former un motif. Ce motif se répète ainsi sur toute la surface du parquet. Il existe plusieurs types de dalles dont les dalles de Versailles qui se retrouvent dans le majestueux château. Les dimensions de la dalle de Versailles varient entre 97 cm et 130 cm. Ce type de dalle est caractérisé par un jeu de diagonales au sein d’un panneau carré. Ces panneaux sont fixés sur des lambourdes. Le motif de la dalle de Versailles est travaillé sur des parquets en chêne massif et peut être posé en diagonale ou en ligne droite. On le retrouvera surtout dans des grandes pièces. Vous pourrez aussi opter pour des dalles traditionnelles, toujours très chics et classiques, qui s’allient aussi à une décoration contemporaine. Les dimensions traditionnelles varient entre 97 cm et 130 cm.

Autres points

Le chanfrein

Le chanfrein est un bord biseauté, plus précisément une petite surface plate d’un millimètre dans le but d’abattre une arête sur une lame de parquet. De plus, le chanfrein fait ressortir la largeur de la lame de votre parquet, surtout sur les planchers en bois massifs. Cette technique très à la mode permet de mettre en valeur une pièce. Il existe deux types de chanfreins : le micro-chanfrein GO2 et le micro-chanfrein GO4. Dans le premier cas, les bords biseautés seront uniquement sur la longueur de la lame. Dans le second cas, tous les bords de la lame, la longueur et la largeur, seront biseautés. Dans le cas d’un parquet « brossé chanfrein GO4 », les lames vont être poncées pour ensuite être brossées, ce qui permettra l’accentuation des veines du bois après ponçage par le passage d’une brosse.

Le système d’assemblage

Le parquet est donc un revêtement de sol composé d'un assemblage de lames ou de dalles de bois. Cela consiste à assembler les lames ou les dalles en les « clipsant » les unes aux autres entre elles. Il en existe différentes sortes et de qualité variable. Un assemblage de bonne qualité va permettre d'assembler facilement les lames ou les dalles et va rendre des délimitations d'épaisseur régulière entre les pièces.

Le conditionnement

Soyez attentif au conditionnement de votre parquet, vendu très souvent en bottes d’un certain nombre de lames pour une surface totale en m², afin de minimiser les chutes après découpage. Les lames conditionnées en grosses bottes (plus de 1,5 m²) seront ainsi, à prix équivalent, moins économes. Vous serez en effet souvent dans l’obligation d’acheter une botte entière pour couvrir les derniers cm². Enfin, n’oubliez pas que le bois est un matériau vivant et qu’il faut enlever du paquet l'ensemble des lames et les laisser à l'air ambiant 48 heures au moins avant la pose.

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