CoFaber | Qu'y a-t-il dans les pots de peinture ?
09 72 54 57 70 (Appel GRATUIT)

Nous rêvons souvent de pouvoir colorer et remodeler notre intérieur selon nos envies. Même sans être Delacroix ou Monet, chacun dispose aujourd’hui des outils pour s’improviser peintre, en tout cas de son intérieur. Connaître les composants de votre peinture s’avère néanmoins essentiel sachant que certains sont loin d’être inoffensifs. Ainsi, à chaque usage, à chaque besoin, à chaque pièce et à vos exigences pour la santé et l’environnement, correspondra un type de peinture.

Alessandra M. Comments Tendances Déco 24 mai 2015
Les Peintures

Les composants de base d’une peinture

 

Les principaux composants de la peinture sont un liant, un diluant (ou solvant), des pigments (ou charges), des adjuvants et additifs divers. La peinture sèche par évaporation de son solvant pour former le feuil. Le liant est l'élément central car il « lie » les éléments entre eux : les pigments et/ou les charges dans le solvant. C'est un élément liquide visqueux ou solide non volatile. Il fixe le pigment sur le support. Il donne l'aspect final spécifique, par exemple mat. Il a également pour rôle de protéger des agressions extérieures. Diluants ou solvants vont rendre le liant fluide pour permettre une application plus facile des peintures. Le solvant est l'élément volatile d'une peinture. Il maintient ensemble le liant, les pigments et les autres composants de la peinture à l'état liquide. Une fois la peinture appliquée, les solvants s'évaporent et le film de peinture sèche et devient dure. Un diluant est un liquide volatile miscible au solvant employé dans la peinture. Les charges sont généralement des matières solides qui permettent d’augmenter l’épaisseur du film de peinture. Ce sont par exemple la silice, l'alumine, la craie. Les pigments vont apporter à la peinture sa couleur et son opacité. Ce sont des poudres fines comme l’oxyde de fer ou encore l’oxyde de zinc… Les adjuvants et additifs sont des produits utilisés en petites quantités pour modifier ou renforcer certaines propriétés des peintures, telles que la résistance au feu ou aux insectes.

 

Les composants chimiques interdits

Le plomb dans la peinture, responsable de maladies comme le saturnisme, a disparu des peintures à cause de ses effets sur la santé et l’environnement. Il est en effet interdit depuis 1948. Les peintures traditionnelles, contiennent toujours néanmoins de nombreux produits toxiques, nocifs pour la santé et l’environnement. C’est le cas la peinture glycérophtalique. Elle contient ainsi de 300g à 400g par litre de COV (composants organiques volatiles) qui se volatilisent dans l'atmosphère et sont absorbés par les matériaux présents dans la pièce qui les restituent par la suite au fil des mois. Une directive Européenne lancée en 1999 a visé à réduire ces émissions de solvants de 57% entre 1999 et 2010 et à favoriser l'utilisation des peintures "mixtes" composées de produits alkydes. Les peintures contenant un taux au-dessus de la norme fixée par l’Union Européenne sont interdites de commercialisation. Depuis le 1er juin 2009, la mise sur le marché et l’emploi de certains produits comme l’éther de glycol, jugés toxiques pour la reproduction, ont également été limités.

 
Les effets sur la santé

Les Composés Organiques Volatiles (COV) contenus dans ces peintures, sont issus de dérivés du pétrole et peuvent nuire à votre santé. La toxicité spécifique des peintures est surtout liée à la présence de fortes quantités de solvants organiques.

Les éthers de glycol dérivés du butylglycol sont omniprésents dans les formulations de peintures à l’eau. Lors de l’application de ces peintures, un certain nombre de produits nocifs sont diffusés dans l’air et imprègnent les tissus et moquettes et restent présents dans l’air pendant plusieurs mois. Ils peuvent alors causer des irritations diverses et une diminution de la capacité respiratoire. Cela présente par ailleurs un danger mortel pour les asthmatiques. 

Il est donc nécessaire de se protéger au maximum en manipulant ces produits. Pensez également à vérifier l'étiquetage qui vous permettra ainsi de contrôler le niveau d'émission de substances volatiles dangereuses pour la santé, de A+ (très faible) à C (très fort). Privilégiez les catégories A+ et A ou les peintures biologiques.

 

Quels sont les différents types de peinture ?

 

Il existe deux grandes catégories de peintures. La première est la peinture « glycéro », anciennement peinture à l'huile. Elle se caractérise par sa solidité et sa résistance à l’humidité. L’eau ruisselle en effet dessus sans l’imprégner. Elle est lessivable et résiste également aux attaques des produits ménagers. Elle n’est néanmoins pas sans inconvénients puisqu’elle contient des quantités importantes de solvants et peut donc dégager de fortes odeurs. Elle est par ailleurs plus longue à sécher. Les peintures les plus résistantes dans cette catégorie sont les peintures epoxy et polyuréthane.

La peinture a à l'eau ou en phase aqueuse constitue la deuxième grande catégorie de peintures. Ce sont les acryliques, les vinyliques. Leur solvant est l'eau. Ce sont les peintures les plus utilisées à l’intérieur car elles s’appliquent sur tous les matériaux ou presque. De plus, elles sont sans odeur, sèchent rapidement, ont un bon pouvoir couvrant et, enfin, contiennent peu, voire pour certaines plus du tout, de solvants. Elles peuvent être nettoyées à l’eau mais, en aucun cas, lessivées.

On trouve aussi de plus en plus de peintures mixtes. Les résines entrant dans la composition de la peinture à huile peuvent ainsi très bien entrer dans la composition des peintures mixtes (à l'eau), par exemple les alkydes. Cette peinture est principalement composée d'eau et possède donc les avantages d'une peinture acrylique, à la seule différence que celle-ci a subi une modification chimique. Elle dégage peu ou pas du tout d'odeur, s'applique sur tous les supports, est lessivable et résistante. La peinture alkyde de couleur blanche peut néanmoins jaunir avec le temps. Le séchage à cœur peut être long.

Enfin, vous pourrez opter pour la penture bio présentée en détails plus bas.

 

Pour quels supports ? Et pour quels emplacements ?

Pour bien choisir votre peinture, il convient de connaître les caractéristiques du matériau de destination. La pièce dans laquelle la peinture sera appliquée sera également un critère essentiel.

La peinture acrylique peut convenir à toutes les pièces et à tous les revêtements. Elle s’applique facilement aux murs et aux plafonds. Etant sans odeur, elle sera idéale pour rénover votre intérieur. Ayant un fort pouvoir couvrant, elle est compatible avec les pièces humides. Elle peut aussi très bien être utilisée comme peinture d’extérieur. 

La peinture glycéro permet de rénover les pièces humides ou qui se salissent vite car elle bénéficie d’un pouvoir couvrant élevé. Elle est très résistante, lessivable avec des produits ménagers et durable dans le temps, néanmoins ses fortes odeurs émises constituent un inconvénient non négligeable. Elle est aussi idéale pour repeindre du papier-peint en raison de son pouvoir couvrant et de sa texture qui adhèrent mieux à ce revêtement. La technique pour peindre un mur ou un plafond avec une peinture glycéro sera aussi plus complexe.

La peinture alkyde émet peu d’odeur comme les acryliques, mais est aussi résistante qu’une peinture glycéro. Elle sera donc idéale pour les travaux de peinture des sols intérieurs, du garage ou des sous-sols. Vous pourrez cependant repeindre toutes les pièces de la maison avec une peinture alkyde à condition que le support soit correctement préparé.

La peinture epoxy est la plus résistante, par conséquent, elle permet de repeindre tous les supports intérieurs comme extérieurs. Elle est particulièrement adaptée aux travaux de peinture extérieurs car elle est imperméable. Il s’agit cependant d’une peinture polluante difficile à appliquer. De plus, le temps de séchage est très long et deux couches sont nécessaires au minimum. 

Quant aux peintures biologiques, elles sont idéales pour les pièces fermées telles que les chambres. 

Quelles sont les différences de prix suivant chaque produit ?

Avant toute chose, sachez que le tarif moyen d'un peintre avec fourniture de la peinture est compris entre 15 et 20 euros le m2. Les prix seront inférieurs si vous l’utilisez vous-même. Comptez de 2 à 10 euros le m2 pour une peinture glycéro, de 0,30 à 10 euros le m2 pour une peinture acrylique, entre 15 et 25 euros le m2 pour une peinture epoxy. Enfin, pour une peinture biologique, comptez entre 15 et 25 euros le litre de peinture. La peinture alkyde sera également très chère, environ 30 euros le litre. Le prix pourra néanmoins baisser dans le cas d’un achat en gros. Le choix dépendra donc bien sûr de votre budget mais surtout de l’usage que vous souhaitez en faire. La peinture epoxy sera ainsi la plus adaptée pour l’extérieur, la peinture alkyde pour les sols intérieurs, la peinture glycéro pour les pièces humides, la peinture acrylique pour toute pièce intérieure et enfin la peinture bio sera idéale pour votre chambre à coucher.

Les peintures dites « bio »

Quelle différence avec une peinture « traditionnelle »

Pour être bio, votre peinture devra répondre à plusieurs caractéristiques : les composants doivent être exclusivement naturels, les composés organiques volatiles doivent être inférieurs à 5 g/L (elle portera alors la mention « sans COV »), elles ne contiennent pas de plomb, elles sont diluées à l'eau ou, parfois, avec des huiles essentielles d'agrumes ou de pin (térébenthine). Pour apporter épaisseur et résistance, seront ajoutées des charges minérales, comme la craie ou la poudre de marbre. Enfin, les teintes sont élaborées à partir de pigments minéraux extraits de terres colorées, d'ocres, d'oxydes métalliques, d'argiles, d'ultramarines ou de spinelles. On la distingue donc de la peinture traditionnelle par son absence totale de nocivité et d’odeur, un bon pouvoir couvrant, aucun (ou un infime) dégagement de Composés Organiques Volatiles, aucun dérivé pétrolier, et parce qu’elle est biodégradable et perméable. 

Est-ce qu’est c’est vraiment bio ?

Un label Peinture Nature, décerné par Ecocert, pourra certifier que 100 % des ingrédients sont naturels, cependant si certaines peintures bio affichent 100 % d'ingrédients naturels, d'autres seulement 95% ou 98 %. Ces dernières auront donc conservé une part d'additifs pétroliers afin d'obtenir un meilleur confort d'application, un temps de séchage plus rapide et/ou une plus grande stabilité dans le temps. Par ailleurs, les peintures à base d'huiles végétales subissent forcément une transformation chimique. Il n’en demeure pas moins que les peintures bio sont nettement moins polluantes que d'autres. 

Est-ce que c’est un produit de qualité ?

Les peintures écologiques sont souvent de qualité et même de bien meilleure qualité que les autres. En effet, les peintures bio sont aujourd'hui aussi couvrantes que les peintures classiques, elles sont lessivables, perméables, disposent d'un bon rendement d'application et sont même disponibles dans de nombreux coloris qui résistent bien au temps et aux UV. Elles laissent par ailleurs respirer les murs. Leur palette est infinie, à quelques exceptions près : il est en effet impossible d'obtenir certaines couleurs avec des pigments naturels comme le jaune acide. Autre défaut, outre le prix, relativement élevé, les peintures naturelles mettent en général beaucoup de temps à sécher, 6 heures en moyenne entre chaque couche et jusqu'à 12 heures.



Alessandra M.